L'Elysée avait un porte-parole. Il a maintenant un nettoyeur de l'image présidentielle en la personne de Nicolas Princen. Nommé le 17 mars 2008, Normalien, HEC, sa présence au poste de conseiller en charge de la veille internet répond aux craintes des politiques concernant l'outil internet. Un aparté, une parole "off", une conversation sensée rester dans le cercle des militants sont aujourd'hui autant de risques de scoop vidéo circulant à la vitesse de la fibre optique dans le monde entier. La multiplication des portables avec fonction vidéo conjuguée avec des sites comme Youtube ou Dailymotion a rendu la tâche très dure aux chargés de communication en politique.
Ces paroles sont alors très vite répandues, avec une vitesse de diffusion impressionnante : le viral. Avec partialité et a priori négatif lorsqu'il s'agit d'hommes politiques. C'est le badbuzz, qui nuit à l'image présidentielle. C'est donc ce «petit jeune» de 24 ans qui sera chargé de veiller sur l'image présidentielle. Bon courage à lui. Car autant il est facile de veiller, autant la veille en elle-même est assez frustrante de par son caractère passif. Par ailleurs il est très difficile de contrôler l'image d'un homme public sur le net sauf à jouer à l'apprenti sorcier avec la liberté. Et jouer au «Big Brother» c'est prendre le risque de déclencher un effet inverse et à l'effet escompté avec en plus la possibilité d'en perdre le contrôle. La malheureuse phrase «Casse toi, pauvre con» en est l'exemple parfait.
Et aussi ... :
Vidéo 'Casse toi, pauvre con !'

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